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27 avril 2012
Michelange était Haute-Def
Depuis un an j'ai une télévision haute-définition de 1920x1080 pixels. Avant de l'acheter, j'avais une télé cathodique à 576x320 pixels.
La qualité d'image de l'ancien modèle n'étais pas mauvaise. Seulement, avec l'arrivée de la TNT, il fallait la remplacer.
La première fois que j'ai regardé une émission en HD à la nouvelle télé j'ai été très impressionné. Maintenant, quand je regarde une émission qui n'est pas en HD je la trouve floue, presque défectueuse.
A première vue, j'ai trouvé cette réaction bizarre. Je suis entouré d'un monde d'une clarté parfaite. Pourquoi est-ce que je ne voyais pas les défauts de l'ancienne télé par rapport au monde réel, dès le début?
Je constate que je juge une image par rapport à d'autres images du même contexte, pas par rapport à la réalité. Si je suis bluffé par ma nouvelle télévision, c'est seulement en contraste avec l'ancienne. L'image est toujours moins nette que celle de ma fenêtre !
Il y a quelques semaines, je lisais une biographie de Michelange. J'ai enfin compris pourquoi il a bouleversé les artistes de son époque.
J'avais toujours pensé : c'est bien, mais moins bien qu'une photographie.
Je vois maintenant que dans l'absence des photos et des tableaux plus réalistes, l'art de Michelange était la télé HD de son époque. C'était une avancée gigantesque par rapport à toutes les autres images disponsibles à l'époque.
Les gens du 15e siècle ne comparaient pas ses oeuvres à la réalité, mais aux autres oeuvres qu'ils connaissaient. Par rapport à celles-là, l'art de Michelange était une véritable révolution.
tags : art perception réalisation télévision
27 avril 2012
A gauche on craint de devenir «Oreo»
En plus d'être un gâteau, le mot «Oreo» est une appélation perjorative. Depuis les années 70, de jeunes blacks se servent de ce nom pour insulter ceux d'entre eux qui parlent trop correctement, qui font trop bien leurs études, ou qui risquent de faire partie de l'établissement.
Ce concept a fait beaucoup de dégâts aux Etats Unis. Baratunde Thurston a récemment dit :
«Le concept de l'Oreo m'a rendu dingue. Pendant que j'écrivais 'Losing Ground' j'étais un tuteur bénévole pour le programme après-école d'enrichessement HAP à Washington, D.C., pour les élèves des lycées publiques qui réussissaient mieux (quel concept révolutionnaire : soutenir les gamins qui bossent). Ces élèves devaient nager contre une marée d'accusations d'être des Oreos, de 'se comporter comme un blanc' et tout le reste. On sait tous combien la pression des pairs est forte lorsqu'on est jeune. Le racisme des blancs était une barrière trivial (à mon avis) à l'avenir de ces enfants par rapport aux dégâts faits par le concept de l'Oreo.»
Récemment j'ai pu assister aux meetings de Jean-luc Mélenchon, Philippe Poutou et Eva Joly, et aussi de voir Nathalie Arthaud et François Hollande à la télévision.
Il y a un courant dans leurs discours que l'argent et le capitalisme sont sales, que lorsqu'on gagne de l'argent en bourse, dans l'immobilier, ou en faisant un marché malin, on ne le mérite pas vraiment.
Les gamins qui ont voulu éviter à tout prix d'être des Oreos se sont trouvés marginalisés plus tard dans la vie, et ont vecu en-dessous de leur potentiel. De la même manière, les gens de gauche risquent de se trouver marginalisés et de vivre en-dessous de leur potentiel.
La marque de fabrique de la gauche est de vouloir faire du bien. De vouloir améliorer les conditions de vie pour ceux qui souffrent.
Pour ce faire, on a besoin de pouvoir. Pas le pouvoir corrompu des pirates de finance, mais le pouvoir qui vient avec la compréhension et l'immersion dans le monde. Le pouvoir qui vient avec la maîtrise des outils à notre disposition.
L'argent joue un rôle central dans le monde. Bien sûr qu'il fait beaucoup de dégâts, mais il permet aussi de (et est nécessaire pour) faire du bien.
tags : argent gauche oreo racisme bourse
26 avril 2012
Magazines féminins : pas réalistes?
Les magazines pour les femmes sont souvent critiqués pour le fait qu'ils favorisent des idéaux de beauté irréalistes.
Les bloggeurs de 2Blowhards.com (2GrandesGueules) ont proposé une explication :
«Les gonzesses dans les pages des magazines de mode et les catalogues ne sont pas alourdies par quoi que ce soit, même pas par la chair. Elles giclent des taxis, sautent sur les trottoirs, elles lachent des éclats de rire irrépressibles, elles sont prises par des appareils insistants à leur maladroit mais charmant mieux ; elles sont grandes et minces, elles se sentent bien et elles sont prêtes à éblouir. Les filles dans les clichés sont prêtes à profiter de l'aspect champagne-et-cocaïne de la vie d'une femme adulte. Elles ne sont pas écrasées par de gros culs, de gras bras, le SPM, des copains abrutis et des patrons libidineux, des figures imparfaites, des sautes d'humeur, etc. »
«Ce que vendent les magazines de mode est, dans une certaine mesure, un fantasme de jeu et de liberté. Ce qui est, lorsq'on y pense, à peu près ce que vendent les magazines masculins aussi. Beaucoup de gars s'amusent à fantasmer sur une utopie -- une utopie masculine plein de gadgets et de sexe sans conséquences. Beaucoup de nanas adorent fantasmer sur une utopie aussi -- une utopie feminine, où la fantasmeuse est insouciante et irrésistiblement désirable en permanence.»
tags : femmes magazines sexisme fantasme
26 avril 2012
Une cyber-attaque n'est pas une manifestation
«[Les Anonymous] se présentent comme des défenseurs du droit à la liberté d'expression sur Internet et en dehors.»
Ils soutiennent qu'une attaque DDoS, ou un piratage qui rendent un site web impossible à visiter ou qui remplacent son message par un autre, ne sont que des formes technologiques d'une manifestation de rue.
Or, qu'est-ce qui donne sa force à une manifestation? Ce n'est pas les dégats ou le bloquage d'une entreprise. C'est justemenent la manifestion des personnes qu'on peut voir en train de manifester.
Ce qui donne sa force à une manifestation est sa crédibilité. Une manifestation est efficace si :
- La manifestation est visible ;
- Les manifestants ont une plainte légitime ;
- La plainte est suffisamment grave que une manifestation est méritée (il n'y a pas de moyen moins extrème pour se faire entendre) ;
- Le but de la manifestation n'est pas de faire des dégats, mais de se faire entendre (ce n'est pas un émeute) ;
- La manifestation comporte un élément d'effort (on y croit car on voit que les manifestants se gênent pour manifester) ;
- Les manifestants sont passionnés.
On peut imaginer une situation, pour chaque critère, où il n'est pas rempli. C'est évident que la manifestation échouerait.
Les attaques des Anonymous remplissent les deux premiers critères, mais pas les autres. Elles sont plus rapprochées à une menace (fausse) à la bombe : c'est gênant mais ça n'a pas de poids politique.
Pour etre clair, je suis du meme côté que les Anonymous dans leur choix de cibles ; ce sont leurs méthodes que je trouve déshonorants.
tags : politique manifestation anonymous ddos pirate
25 avril 2012
L'origine de l'«i » de l'iPhone
Lorsque Steve Jobs est revenu chez Apple en 1997 après avoir créé les sociétés NeXT et Pixar, il a monté un putsch pour devenir le PDG intérimaire, ou le «iCEO».
tags : apple geek trivia iphone histoire jobs